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Bilan 2011 des cliniques privées: résultats satisfaisants23 mai 2012 A l’occasion de l’Assemblée générale de l’Association des Cliniques Privées de Genève (ACPG ou Genève-Cliniques) qui s’est tenue à la Fédération des Entreprises Romandes mercredi 23 mai, le président sortant, M. Philippe Cassegrain, a brossé un tableau détaillé et chiffré de l’évolution des cliniques privées genevoises en 2011 et évoqué les perspectives économiques après l’introduction des réformes de la LAMal et l’adoption de la liste hospitalière cantonale. Un bilan satisfaisant dans un cadre administratif et légal toujours plus «corseté». Avec 1'746 collaborateurs, 125'589 journées patients (+ 4,4% par rapport à 2010), 22'484 ad- missions en hospitalisation (+ 1,8%) pour une durée moyenne de séjour de 5,59 jours (+ 2,4%) et un nombre d’admissions en hospitalisation de jour de 7'227 (+ 18,2%), les huit cliniques membres de l’association ont réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 402 millions de francs (+ 4,5%). Un bilan qualifié de «satisfaisant» par M. Philippe Cassegrain, directeur de la Clinique Générale-Beaulieu et président sortant après huit années d’exercice. L’Assemblée générale de Genève-Cliniques a désigné un nouveau président en la personne de M. Gilles Rufenacht, directeur de la Clinique des Grangettes. Nouvelles conditions-cadresLes cliniques privées genevoises ont été confrontées, depuis le 1er janvier 2012, à l’application d’une liste hospitalière cantonale, faisant suite à un appel d’offres, qui a fixé les établissements admis à pratiquer à la charge de l’assurance obligatoire des soins des mandats de prestations dans les pôles suivants: cardiologie, orthopédie, gynécologie, obstétrique, uro-néphrologie, digestif et psychiatrique. «Globalement, observe M. Cassegrain dans son rapport à l’assemblée, les mandats de prestations conclus avec les établissements privés du canton de Genève, y compris la division privée des HUG, portent sur environ 3'000 cas de soins aigus et plus de 5'500 journées de psychiatrie. Au moins 50% de ces prestations sont réservées aux assurés sans couverture d’assurance complémentaire.»
L’application des réformes de la LAMal a nécessité l’établissement d’un nouveau tarif (point tarifaire ou «baserate») comme élément de négociation avec les assureurs maladie. Les cliniques membres de l’association ont formé une communauté tarifaire pour établir un «baserate» à 16'410 francs qui a été rejeté par les assureurs et qui a nécessité l’intervention du Conseil d’Etat. A ces difficultés liées à la détermination des tarifs, trop bas dans un contexte de coûts administratifs toujours plus élevés, s’ajoutent les refus d’assureurs de délivrer des garanties d’hospitalisation aux assurés au bénéfice d’une couverture complémentaire, au motif que la prestation fournie par la clinique ne figure pas sur la liste hospitalière cantonale. Une situation qualifiée «d’inadmissible» car elle fragilise tout le système de santé basé sur la responsabilité individuelle, en particulier pour les personnes qui consentent à souscrire une assurance complémentaire. Genève-Cliniques a obtenu une intervention de la Direction générale de la santé du canton de Genève auprès des assureurs. Qualifiant le contexte actuel de «difficile», M. Philippe Cassegrain, s’est déclaré confiant dans l’avenir des cliniques privées genevoises qui font preuve de dynamisme et d’efforts substantiels pour rester compétitives et offrir une médecine de pointe à la hauteur des exigences des patients.
Communiqué de presse de Genève-Cliniques du 23 mai 2012 ![]() Le nouveau président de Genève-Cliniques, M. Gilles Rufenacht (à gauche) et M. Philippe Cassegrain, président sortant. Photo: Thierry P. Graindorge |