Face au COVID-19, l’entier du réseau de soins genevois est mobilisé

Pour faire face à l’afflux de malades COVID-19, tous les acteurs du réseau de soins genevois doivent être mobilisés. Le département de la sécurité, de l’emploi et de la santé (DSES) crée les conditions pour que les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), les cliniques privées, l’Association des médecins de Genève, le Groupe des médecins de famille, l’Institution genevoise de maintien à domicile (Imad) et l’ensemble du réseau de santé genevois unissent leurs forces pour faire face à cette nouvelle vague. Le canton sollicite ainsi l’engagement de toutes les compétences disponibles pour assurer les soins dont la population a besoin.

Face à l’accroissement du nombre d’infections et d’hospitalisations sur le canton de Genève, le réseau de soins se mobilise pour augmenter les capacités d’accueil hospitalières. Les cliniques privées ont été mobilisées sur décision du service du médecin cantonal (SMC) de la direction générale de la santé (DGS) et intégrées à une coordination cantonale des soins. La DGS a également étendu les prestations des hôpitaux, du 144 et des soins à domicile et elle a accéléré la décharge des hôpitaux dans les établissements médico-sociaux, les cliniques de réadaptation et les structures intermédiaires. Le tout permet d’ouvrir des lits Covid+ dans des établissements privés, de renforcer les équipes des HUG grâce à l’apport de médecins de ville et, avec l’Imad, d’élargir le suivi de malades Covid+ chez eux pour éviter une hospitalisation et faciliter un retour rapide à domicile.

Pour Bertrand Levrat, directeur général des HUG, « la mobilisation de tous les professionnels est indispensable pour faire face à la situation actuelle, qui est dramatique. Il est essentiel que tous les partenaires publics et privés travaillent ensemble. » Les HUG vont activer l’ouverture de 250 lits supplémentaires. Plusieurs cliniques privées ont de leur côté ouvert des lits pour recevoir des malades Covid+. Plus d’une centaine de lits devraient être disponibles dans les jours qui viennent entre l’Hôpital de La Tour, Hirslanden Clinique des Grangettes et la Clinique Générale-Beaulieu.

« Après s’être mobilisé comme au printemps pour décharger les HUG en médecine aiguë et en chirurgie, le partenariat public privé se renforce », relève Cédric Alfonso, président de Genève-Cliniques et directeur de la Clinique Générale-Beaulieu. « Le nombre d’hospitalisations Covid+ et l’afflux de patients aigus s’adressant au réseau de soins ne faisant qu’augmenter, nous avons adapté notre stratégie en accueillant aussi des patients Covid+. L’objectif est de garantir la prise en charge de tous les patients. »

Les HUG augmentent également leur capacité d’accueil grâce aux nouveaux engagements réalisés ces derniers jours et à l’arrivée de renforts de médecins de ville dès le week-end dernier. « Tout en recevant les malades dans nos cabinets pour tout problème de santé, nous souhaitons également prêter main forte aux hôpitaux, aux cliniques et aux services à domicile. C’est notre devoir », rappelle le Dr Didier Châtelain, président du Groupe des médecins de famille.

Le rôle clé du 144

L’orientation des personnes identifiées comme étant atteintes du Covid et dont l’état de santé nécessite des soins urgents est gérée par la centrale 144.

En fonction de critères médicaux, lorsque cela est possible, un traitement d’oxygénothérapie à domicile peut être instauré avec l’aide de médecins de ville et du réseau de soins, notamment l’Imad. Cette institution a mis sur pied un important dispositif de prises en soins des malades Covid. Ce dispositif inclut le dépistage à domicile des personnes atteintes de la maladie effectué par une équipe dédiée de professionnel-le-s. L’objectif est de limiter la durée des hospitalisations ou de les éviter.

« Les soins à domicile sont un rempart à l’hospitalisation pour tous les patients, quelle que soit leur maladie », rappelle Marie Da Roxa, directrice de l’Imad. « Nous travaillons main dans la main avec les hôpitaux, les cliniques et les médecins du canton pour répondre ensemble le mieux possible aux besoins de la population. »
Si une hospitalisation est nécessaire, une ambulance est envoyée pour acheminer le malade vers les Hôpitaux universitaires de Genève ou l’une des cliniques privées équipées.

Collaboration élargie en médecine
En dehors de la prise en charge des malades du Covid, désormais partagée entre les hôpitaux publics et les cliniques privées, la collaboration se renforce pour les autres malades qui relèvent de la médecine ou de la chirurgie. Au printemps dernier, les HUG avaient transféré 102 patient-e-s vers les cliniques.

Maintien de la coopération en chirurgie
Toutes les interventions chirurgicales ne pouvant pas être repoussées de plus de trois mois sont effectuées dans le cadre de la coopération entre secteurs public et privé. La prise en soin des cas lourds nécessitant une infrastructure particulière, ainsi que les urgences, restent assurées par les HUG.
Au printemps dernier, les chirurgien-ne-s des HUG avaient réalisé 1221 opérations dans les cliniques.

Inédite au printemps, renforcée à l’automne
Instauré au printemps lors de la première vague, le partenariat public-privé est devenu évident à l’automne. Il se décline également pour le dépistage en lien avec les médecins de ville, les pharmacies et les laboratoires.

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